Au Québec on semble toujours ne pas savoir quoi faire avec l’éducation. Il semble qu’il ya toujours une nouvelle réforme à l’horizon. Pas le temps d’en essayer une pour voire si elle fonctionne qu’on recommence à zéro.
Ce qui me fascine c’est, qu’à mon avis, dans tous ces projets on manque la cible. Peu importe la réforme on répète essentiellement le mêmes erreurs :
- À un niveau donné un élève doit connaître un certain nombre de choses indépendamment de ses aptitudes ou si ces connaissances lui seront utiles considérant que quiconque ne pourras contribuer à la société en dehors de ses capacités;
- On enseigne toujours pas les connaissances qui permettraient de réduire les couts pour la société des frais de santé, comme apprendre à cuisiner de façon santé, comment administrer les premiers soins, comment diagnostiquer les maux courants et peut-être des maux un peu moins courants, comment conduire, etc;
- On ne fait pas d’efforts pour motiver l’intérêt des enfants à apprendre;
- On fait très peux pour augmenter leur culture générale, c’est pourtant essentiel pour qu’ils puissent s’ouvrir au monde.
Et j’en passe.
Les universités ne sont plus ce qu’elles étaient : des lieux de recherche et de savoir. Aujourd’hui elles sont aux services des industries et des grandes entreprises, qui d’ailleurs ne paient pas leur part des frais d’enseignement, en dehors de dons occasionnels, pourtant c’est eux qui profitent en embauchant des gens dont la formation est payé par la société.
L’avancement de nos connaissances est donc en péril puisque toute recherche n’est faite qu’en fonction de ce qui rapporteras le plus d’argent pour l’université.
Finalement, l’endettement des étudiants. On est dans une situation où notre population vieillissante coute de plus en plus chère en frais de santé et de pension. Les générations qui suivent sont moins nombreuses et sont endettés. La société québécoise est endettée et s’endette de plus en plus. C’est donc à mon avis une tactique suicidaire que d’augmenter l’endettement de nos étudiants parce qu’une fois sur le marché du travail, leur capacité de contribuer en sera d’autant plus handicapée. C’est comme si la société québécoise avait un révolver dans chaque mains, un sur la tempe droite (augmentation massive des frais de santés et de pension) et l’autre sur la tempe gauche (une population de plus en plus endettée).
Je dirais qu’en plus de ça on est en train de construire une bombe sur laquelle on va s’asseoir avec nos révolvers en main en répétant les autres erreurs du passé avec le plan nord. L’homme utilise annuellement plus de ressources que la planète est capable d’en produire. Alors qu’est-ce qu’on fait au Québec? On s’apprête à vider nos ressources non renouvelables au lieu de prendre les moyens pour développer une économie durable.
Investir dans l’éducation de façon a développer la créativité des nos enfants, de faire de la recherche et de développer le savoir humain est la seule façon intelligente de faire face à un avenir toujours incertain. Ce n’est que la créativité des gens associé à la disponibilité de tous nos outils qui vont permettre la prospérité et la durabilité de la société québécoise et de l’humanité toute entière.
Chers étudiants en grève, lachés pas, l’heure est au débat et les québécois doivent se parler, notre avenir à tous en dépends.